Mais j'y peux quoi, moi, si il n'y a que tes yeux qui me fascinent ? Je me force tu sais, à regarder ailleurs, à admirer les beaux garçons dans la rue, à leur faire les yeux doux. Mais à quoi bon continuer, c'est un combat perdu d'avance. Je ne devrais pas te dire ça, mais t'as tout gagné, je suis à toi, rien qu'à toi. Tu es ma première, ma dernière et ma seule pensée, chaque jour. J'ai essayé de me laisser prendre au jeu des autres garçons, j'ai essayé de penser à autre chose qu'à toi, de parler d'autre chose que de toi, d'écrire autre chose que ton prénom, de dormir avec un autre pull que le tien, de rêver de quelqu'un d'autre que toi. Mais c'est plus fort que moi, je n'y arrive pas. Et il serait plus judicieux d'arrêter de lutter constamment contre ça, et d'admettre, une bonne fois pour toute, que tu es mon tout. Tu es mon amour, ma force, mon soleil, et c'est atroce de devoir me mettre en tête que sans toi, plus rien n'a de sens. Tout est vide, noir et moi je suis perdue, comme un petit oiseau tombé de son nid. C'est grotesque... Mais je t'en prie, ne me laisse pas, jamais.